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Dans le théâtre antique, une femme assume en toute lucidité le meurtre de ses enfants. Ce drame recouvre pourtant une réalité terriblement humaine. Cette étude en décèle la trame dans les affaires criminelles (certains types d'infanticide), la clinique familiale (certains cas d'aliénation mentale de l'enfant) et les affaires familiales (des pères privés de leur enfant). A travers les situations décrites, une constante s'impose : une femme abandonnée par son mari réduit son enfant à un objet de vengeance. Le présent essai décrit une structure en trois points qui répond aux caractéristiques de la tragédie grecque et peut soutenir une définition du complexe de Médée. L'auteur démontre ainsi l'hypothèse évoquée par certains psychanalystes d'une structure latente qui conduit sous sa forme exacerbée au meurtre de l'enfant : le complexe de Médée. |
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